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Révision du genre Clausena Burm. f. (Rutaceae) PDF

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Mus. Bull. nail. Hist, nat., Paris, 4* ser., 16, 1994, section B, Adansonia, 105-153. n"* 1 : ^«^ .o1 ,L^ Revision du genre Clausena Burm. (Rutaceae) f. MOLINO J.-F. Resume Une nues. espece nouvelle du Vietnam, MoL, C.poilaneiJ. F. est decrite, 6 combinaisons nouvelles W M -^ — synonymies (Willd envahi le continent africain). Des cles sent proposees pour tons les taxa, qui sont tous decrits, morphologic typifies et localises la florale de la plupart d'entre eux est illustree. ; Summary The palaeotropical genus Clausena 4 and is revised. sections, 15 species 6 varieties are : A C recognized. new Vietnamese MoL, new species, poilanei F. described, 6 combinations J. is and one new name are proposed, and numerous new synonymies established (especially under C. anisata (Willd.) Hook.f. ex Benth., here considered as an asiatic species which recently invaded Keys maps Africa). to all taxa as well as typifications, descriptions, and drawings are given. Jean-Frangois Molino, Laboratoire de Botanique, Institut de Botanique, 163, rue Auguste — ORSTOM, Broussonet, 34000 Montpellier, France. Adresse actuelle Centre B.P. 165, 97323 : Cayenne Guyane cedex, Frangaise. AVERTISSEMENT Une premiere version de cette revision forme une partie d'une These de Doctoral de TUniversite de — Montpellier 2 Sciences —et Techniques du Languedoc preparee sous la direction du Pr. F. Halle (Laboratoire de Botanique de Botanique) soutenue en Octobre Institut et 1991. Cette these est volontairement confidentielle (elle ne sera reproduite et diffusee qu'en 1996) et la comme revision qu'elle contient ne pent done etre consideree effectivement publiee. Tous les nouveaux taxa ou combinaisons presentes ne sont par consequent validement publics que dans present le article. HISTORIQUE Burm Oliver Cookia Sonn. La distinction entre Cookia et Clausena, qui etait basee essentiellement sur le secon pas lieu d'etre. Tanaka Swingle travaux de (1944), utilisant les complet du genre depuis Oliver decrivant 23 (1861), grand-chose dans Tombre. nom hommage BuRMAN en aurait choisi ce 106 & du Swingle moins Reece, sans modifications, a Chine) Mais Swingle obsolete en raison de Taugmentation du nombre des collections disponibles. POSITION SYSTfeMATIQUE famille primitifs un pole dans ce groupe, a Toppose du genre Citrus L. & Wight Arnott (1834) ont ainsi cree la notion de trib RoEMER (1846), puis lonetemps abandonnee avant d'etre remise forme Murray Swingle Micromelum aiouta finalement Glvcosmis Correa. Merrillia Swingle aux deux genres de Clauseneae Tanaka) (sensu Swingle Murraya comme Avant en d'etudier les relations entre ces 3 genres, notons que, sur le terrain Micromelum Micromelinae), reciproquement. Le port morpholog et et la effet etre tres semblables chez certaines especes de ces deux genres. y a d'ailleurs eu chez II XIXe du plusieurs auteurs une certaine confiasion entre Cookia Micromelum (puis, plus et s. tard, entre Clausena Micromelum). et Au sein de la sous-tribu des Clauseninae, genre Glycosmis facilement reconnaissable le est : rameaux les jeunes et feuilles (« innovations sont recouverts d'une pubescence veloutee de ») couleur brun-rouille tres caracteristique (du moins Ton deja certain d'avoir affaire a une est si espece de Rutaceae, car certaines Meliaceae presentent De loges aussi ce caractere...)- plus, les de Tovaire ne contiennent qu'un ovule (au lieu de 2 chez Clausena Murraya), style est et et le persistant (on ne retrouve ce dernier element que chez Clausena excavata Burm. f.). Par contre, est difficile de separer Clausena de Murraya sans observer en detail il ce qui concerne morphologic au peu la generale, tout plus terminales, les inflorescences sont en corymbe chez Murray Clausena rymbiformes permet deux distinguer ces genres. Swingle (1944) a clairement mis anatomic La de determination clef (Swingle, 1944, 153) p. : 107 « B. Flower buds globose or broad-ovoid, never long and slender ovary usually borne on a glabrous, ; hourglass-shaped gynophore and ; style short thick ; stigma flattened, scarcely broader than the style Clausena BB, Flower buds cylindrical or long-ovoid, never subglobose long and much style slender, usually longer ; than the ovary stigma broader than the style, usually capitate Murraya » ; Cette clef est valable pour la plupart des especes, met bien en valeur (Swingle et est le premier a taxinomique le faire) le caractere essentiel qu'est la presence, chez presque tous les Clausena d'un gynophore spp. bien differencie. Mais dans elle est inefficace plusieurs cas — : tout d'abord, le stigmate peut etre tres nettement capite et plus large que le style chez Clausena (C. harmandiana (Pierre) Guillaumin et C. brevistyla OHver, en particulier). Ce caractere ne peut done servir a differencier Murraya de Clausena, — d'autre part, est plus efficace de comparer la longueur du style a celle de I'ensemble il gynophore-ovaire (ou a une longueur du plutot qu'a Tovaire En 1/2 pistil entier), seul. effet Hook. (chez C. anisata (Willd.) ex Benth. var. paucijuga (Kurz) F. Mol., notamment), f. J. le style peut etre nettement plus long que I'ovaire, ce qui laisserait supposer une parente etroite avec Murraya. Mais dans gynophore le cas cite, le est toujours lui aussi bien developpe, et le du que style est alors plus court moitie la pistil. Cependant, malgre ces modifications, la clef de Swingle n'est toujours pas applicable au C cas de Drake, lenis mm En effet, cette espece atypique presente des boutons allonges (jusqu'a 4 de long sur mm 2,2 de large), et un style 2 a 3 fois plus long que Tovaire, et toujours plus long que la moitie du pistil. En done toute logique, ces deux caracteres devraient conduire, selon la clef ci-dessus, a classer C. dans Murraya. Mais presence d'un gynophore, court mais analogue a lenis la celui meme de plusieurs especes de Clausena, ainsi que la forme des filets, qui presentent la structure genouillee que chez tous autres Clausena, justifient bien rattachement a ce dernier genre. les le propose done une pour deux genres Je nouvelle clef ces : un peu mais gynophore Style plus long que hauteur de ovaire parfois stipite sans differencie, 1. 1/2 pistil, Murraya filets des etamines non genouilles et boutons subcylindriques r. Style court et epais (moins long que 1/2 hauteur de pistil), et boutons globuleux ou/et presence d'un gynophore des etamines genouilles Clausena tres differencie et filets CLAUSENA Burm. t FL Lamarck, 310 Indica 87 {«Claucena»\ 243 (1768) Tabl. Encycl. 2 442, tab, (1793); (2) ^ ; : : ViTMAN, Summa 2 441 «Glaucena»; Cothenius, Disp. Veg. meth. 19 (1790), plant. (1789), : : «Claucenia»; M. Roemer, Syn. Mon. Hesper. 44 (1846); Oliver, J. Linn. See. Bot. 5 suppl. 2 29 : : & 19A Engl., Engl. Prantl, Nat. Pflanzenfam. 3 188 (1896) Engl., ed. 320 (1861) (4) I.e., 2, in : ; : ; & & Swingle, Webber Batchelor, Citrus Ind. 158 (1944) 209 (1967). (1931) in 1 1 : : ; 1. La graphic Claucena (p. 87) est vraisemblablement le resultat d'une erreur typographique, puisque Tindex en fin d'ouvrage donne 243) Claufena (c'est-a-dire Clausena), et que la fig. 2 de la pi. 29 porte la legende Clausena excavata. (p. du pratique courante depuis toujours, a de rares exceptions Elle doit done etre corrigee en Clausena, ce qui reste est la pres. 108 Cooka Cookia SONN., Voy. Ind. Or. 2 231 (1782) Cothenius, Disp. Veg. meth. 22 (1790), « » Batsch, : ; : ; «Kookia»; M. Tab. Affin. Regni Veg. 53 (1802), «Coockia»; Persoon, Syn. PI. 466 (1805), 1 : : Gmelin RoEMER, Syn. Mon. Hesper. 46 (1846) non Cookia J. F. (1791) (Thymelaeaceae) K : ; M. Mon. Roemer, Hesper. 49 Quinaria LouR., Fl. Cochinch. 272 (1790) Syn. (1846). : ; : Fagarastrum G. Don, Gen. 2 87 Hist. (1832). : Myaris C. Presl, Bot. Bemerk. 40 (1845). : Polycyema Voigt, Hort. Suburb. Calcutt. 141 (1845). : M. Mon. Gallesioa Roenier, Syn. Hesper. 33, 45 (1846). ; Kew Dalzell, Gard. Misc. 3 33 Piptostylis (1851). : ESPECE-TYPE Clausena excavata Burm. f. : ou m, caduc en zones Arbustes arbres a 15 inermes, sempervirents (parfois feuillage 0,5 ou seches extratropicales). Feuilles alternes imparipennees, 5-31 folioles alternes, rachis (1-) rarement aile sur la plante adulte (mais frequemment margine (subaile) sur les plantules), limbes densement ponctues de glandes pellucides contenant des huiles essentielles aromatiques. ou pseudo-corymbes) Inflorescences terminales en panicules coniques (rarement axillaires, ou nombre racemes laches (le de niveaux de ramification varie de 2 a Fleurs ^ (tres rares 5), mm cas de Boutons 3-5 de diametre, globuleux a pyriformes (evases vers Tapex), sterilite $). rarement ovoides. Calice a 4-5 sepales soudes, parfois sur plus de la moitie de leur longueur, rarement presque libres, persistants. CoroUe a 4-5 petales libres, ovales-elliptiques, glanduleux, membraneux un (rarement peu charnus), a prefloraison imbriquee, tombant rapidement apres Tanthese. Androcee a 8 ou 10 etamines sur deux rangs, du rang exterieur (opposees aux celles sepales) souvent legerement plus longues inseres sur un disque a base du subules filets la pistil, ; vers I'apex, epaissis sur le 1/3 ou la moitie inf. et plus ou moins nettement genicules a la jonction entre ces deux parties a Tanthese, le filet se plie en arriere (jusqu'a 90"^) au niveau de ; du cette articulation, rejetant les antheres loin pistil antheres elliptiques a subglobuleuses ; (rarement 3 a 5 fois plus longues que larges), introrses, dorsifixes, a 2 sacs s'ouvrant chacun par une Gynophore que fente longitudinale. glabre et lisse a sulque, plus court a aussi long Tovaire, retreci en son centre et evase sous I'ovaire, enchassant parfois la base de celui-ci dans une sorte de coupe. Ovaire a 4-5 (parfois 3 ou loges 2 ovules par loge ovules a 2) et ; placentation axile, pendulaires, superposes a coUateraux. Style cylindrique a sulque- obtusanguleux, souvent retreci a la jonction avec I'ovaire, caduc (rarement epaissi a la base et au moins persistant sur jeune plus court que longueur du (rarement plus le fruit), 1/2 pistil meme long) stigmate tres reduit, ou plat et presque de diametre que ou capite et le style, ; nettement plus large. Fruit globuleux a ovoide ou subconique, ou moins rarement plus charnu, glanduleux, cm poilu, 0,8 a 2 (rarement 2-4) de diametre 1-3 graines a cotyledons plano-convexes et (-5) ; mm tegument 3-7 de lisse et fin, diametre. Distribution et origine : En Asie genre naturellement Sud Taiwan Chine le est present depuis de le et la subtropicale (Hubei, Sichuan, Fujian) et tropicale, vers le Sud, a travers tout le S-E de TAsie Malaisie jusqu'a Nouvelle-Guinee N-E et la la Bougainville au de TAustralie et et r Gmelin & Pimelea Banks Sol. ex Gaertner, Fruct. 186 (1788). 1 : 109 (Queensland) Baniul-Mosa Mais une une espece (C. anisata) explique grande de partie cette repartition, puisqu'elle est la seule presente en Afrique en Chine on et centrale. Si I'excepte, le genre est nettement centre sur TAsie du Yunnan Sud-Est continentale (du a la Birmanie et au Sud de la Thailande). Cette region du est sans conteste le centre d'origine genre. Phenologie normalement s'etend hors de la zone intertropicale (C. anisata en Afrique du Sud, C. brevistyla en Australie), ou a des zones a saison seche tres marquee (C. anisata dans des forets seches du subcontinent Indien ou d'Asie du Sud-Est C. wallichii Oliver en Asie du Sud-Est) presentent des ecotypes ; (ou des varietes) a feuilles caduques. Enfin, C. kanpurensis, qui est present uniquement sur les Nord contreforts Sud Quest de THimalaya, au du tropique, apparemment toujours et est La caducifolie. floraison, dans presque tous les cas, semble pouvoir intervenir tout au long de I'annee, mais avec un pic important en milieu ou en fm de saison seche (Mars a Mai dans Novembre I'hemisphere nord Septembre a dans I'hemisphere sud). Les especes qui franchis- ; C (C sent Tequateur excavata, C. anisata, dans une moindre mesure, brevistyla), ont une et, N saison de floraison inversee (decalee de 6 mois) dans les parties et S de leur aire (avec une (M POLLrNISATION ET DISPERSION mm formes de centaines de netites fleurs (6-8 etamines des (Hymenopteres notamment). insectes pollinisateurs Les de Clausena sont de petites bales charnues dont les graines sont entourees d'une fruits pulpe mucilagineuse sucree en general vivement coloree (suivant les especes, toutes les teintes et meme ou pourpre noir) le insectes tombent rapidement au a maturite. puisqu'ils sol Les dont tegument n'ont pas besoin de transiter par systeme digestif graines, est fin, le le germer ou Correlativement, ont une duree de vie assez courte, et pourrissent se dessechent elles germination NOMBRES CHROMOSOMIQUES dont a Toccasion du present travail semble Seuls 4 taxons ont ete etudies a ce jour, 3 il ; = comme membres que nombre de pour autres de la sous-famille, soit x 9. base, les le : no (Perrottet) F. Mol. var. sanki C. anisata J. ' ; = = 2n 2x Mais Hook. 'ansium (Lour.) Skeels 18. (Willd.) ex I ^), f. = = & 2n Raghavan Arora 4x nisata var. anisata (C. willdenowii) 36. = = * ^ Burm 2n 4x 36 DONNEES BIOCHIMIQUES On ne dispose de resultats d'analyse de Thuile essentielle de feuilles que pour trois especes C C C. sanki^ anisata et heptaphylla (Roxb.) Steudel. ou de Tanethole Chez C. sankU cette essence contient de Testragole (ou methylchavicol) % % pour presque purs (98-100 %), ou bien un melange des deux environ 90 d'anethole 10 : (Molino, d'estragole 1991). nom Pour une etude en Chine (Zhu sous de C, dunniana C. anisata, realisee et 1987), le al., & (Okunade A. Leveille (un synonyme de C. anisata), ainsi qu'une autre faite au Nigeria Olaifa, 1987) ont toutes deux mis en evidence une teneur tres forte en estragole (superieure a 90 %). semble cependant que, la aussi, des chemovariants existent, contenant soit de II ranethole a la place de Testragole, soit ne produisant aucun de ces deux composes. II n'y a pas Huang, comm. de doute sur Tidentite de plante chinoise etudiee (confirmee par pers. 1991), la non plus que sur celle de la plante africaine (C. anisata est la seule espece du genre presente en Afrique). C En revanche, la situation est moins nette pour le « heptaphylla » recolte en Thailande Lockwood mise et etudie par (1984). Cet auteur ne precise pas Torigine de la plante, ni I'a s'il nom De en donne par un en admettant herbier, ni si le qu'il lui a ete authentifie botaniste. plus, que ce dernier point soit effectif, y a eu longtemps une confusion entre trois especes il harmandiana encore thaflandaises (C. heptaphylla, C, et C. wallichii), qui se traduisait recemment dans beaucoup d' herbier par une mauvaise identification de nombreux echantil- s meme de done qu'un trompe. lons reference. est possible botaniste, experimente, s'y soit II que cependant Plusieurs notes de coUecteurs sur des herbiers de C. heptaphylla indiquent r Amyris cette espece sent tres fortement I'anis. Elle avait d'ailleurs ete baptisee temporairement Roxburgh anisata par (ex Steudel, 1840). Ceci ne suffit bien sur pas a prouver que la plante Lockwood de appartient bien a cette espece, d'autant que cette odeur n'est pas exceptionnelle comme on chez Clausena, vient de voir. le Les constituants les plus frequemment isoles de racines ou d'ecorces de Clausena spp. sont (notamment des carbazoles (en particulier heptaphylline murrayanine) ou des coumarines et Da den Silva clausenine, clausenidine, ta tine, nordentatine et chalepine) (Mester, 1973, 1977 ; Prakash 1988 et et 1988). al., al., ; Comptages racinaires efiectues au Centre de Recherche Pemod-Ricard sur des plantules recohees dans la 1. Province de Batangas, Luzon, Philippines (echantillons-temoins J, F. Molino 201 & 202^ MPU), et sur des plantules : appartenant au cv. 'Oausanis' provenant d'Indonesie (echantillon-temoin /. F, Molino 206, MPU). : nom Gill sous de willdenomu 2. a. et al. (1984), le C. b. Comptages racinaires effectues au Centre de Recherche Pemod-Ricard sur des plantules originaires de Cote MPU). d'lvoire (echantillon-temoin /. F. Molino 207, : Krug Singhal D'apres 3. (1943) et et al. (1980). Comptages au Centre de Recherche Pemod-Ricard de graines 4. racinaires effectues sur des plantules issues provenant de Sumatra (echantillon-temoin Molino MPU). /. F. 205, : Ill Usages : 1 Deux especes sont cultivees a ce jour. C. lansium est la plus importante, puisqu'elle a ete introduite dans toutes les zones tropicales et subtropicales. Ses fruits sont tres apprecies en Chine, d'ou ou La elle est originaire, et existent plusieurs varietes ameliorees. seconde, C. sanki, pour moment, un a, le usage tres limite. Elle a ete introduite des Philippines en Chine, ou, selon Huang (1959), ses fruits sont consommes, et en Indonesie, ou elle est cultivee experimenta- lement pour production la d'huile essentielle de feuilles, meme D'autres ont des fruits comestibles (peut-etre toutes), mais peu font Tobjet d'une Parmi consommes cueillette. ces demieres, C. anisata est la principale, puisque ses fruits sont localement en Chine en Inde, et C. excavata, C. kanpurensis, C. anisata C. sanki sont des plantes medicinales et (et De magiques ou parfois) importantes sur tout partie de leur aire de repartition. usages sont tels egalement releves ponctuellement, pour d'autres especes. Phylogenie et classification des especes : A ce jour, pres de 80 especes ont ete decrites dans genre Clausena. Beaucoup de ces le binomes sont des synonymes, ou n'ont pas ete vaHdement publics, ou concernent des taxa transferes a d'autres genres. Tanaka (1928-1937) Swingle (1944) ont grandement simpUfie probleme en et le Le nombre delimitant correctement genre par rapport a ses voisins. second a limite le le d'especes a 23. Mais, alors que sa conception du genre dans son ensemble est coherente et reste au nombreuses parfaitement vahde, son classement des especes est obsolete, regard des nouvelles collections aujourd'hui disponibles. Malgre description de plusieurs taxa nouveaux depuis cette demiere revision, nombre la le d'especes retenu sensiblement plus faible Ceci pourra paraitre etonnant, mais est (15). ici traduit surtout une redefinition de la notion d'espece dans ce genre, faisant moins appel aux que etudes caracteres vegetatifs, et surtout foliaires, les anterieures. manque compte du Par exemple. Swingle avait deja mis, en 1944, sur le de collections son C incapacite a delimiter des varietes au sein de anisata en Afrique, malgre la variete des formes qu'il avait constatee. Cinquante ans en depit de I'augmentation considerable des recoltes de cette espece apres, meme peu sur ce continent, la variabilite, qui est encore plus impressionnante, est tout aussi ou m'a analysable en termes taxinomiques, qu'elles soient specifiques varietales elle d'entites : Swingle conduit a reduire a C. anisata var. anisata 4 especes et 7 varietes considerees par comme essentiellement sur base de caracteres vegetatifs. distinctes, la meme, un moindre pour Ce mais en de a degre, d'autres remarquable, cas plus est est le il taxa. Par que d'une espece passe presque toujours par I'etude contre, est clair I'identification il du ou de des surtout juste avant juste apres I'ouverture la inflorescences, des fleurs, et pistil, Toutes dimensions donnees ci-apres pour les pieces florales sont celles mesurees sur fleur, les des Des fecondation, qui est en general suivie de peu par fleurs a ce stade. la pollinisation et la chute du gynophore commencent a se deformer et les caracteristiques la style, I'ovaire et le morphologiques importantes disparaissent rapidement a cause de I'augmentation de la glandulosite, puis de de Tovaire. la taille 112 Mais hautement au de presque importants pour distinguer especes s'averent variables sein toutes. les dans ou Ainsi en par exemple, de la position des 2 ovules la loge coUateralite est-il, : superposition ne sont pas exclusives. D*autre en bordure de Taire de repartition geographique et ecologique du genre, on part, trouve parfois des formes anormales qui sont difficilement identifiables reduction des ovaires : nombre et du style et sterilite femelle chez C. brevistyla (Fig. 2, 14-15), ou reduction du de loges Dans chez plusieurs especes en zones a saison seche tres marquee ou en zone extratropicale. tous ces cas, ces modifications ne touchent qu'une partie des individus de la zone considered EUes ne sont pas correlees avec d'autres caracteres, sexuels ou vegetatifs, et ne s'agit done il ou pas de varietes identifiables, mais plutot &ecovariants, de variants geographiques, d'autant plus nombreux que Ton s'eloigne du centre d'origine du genre et de I'espece. Les affinites entre les especes et leurs relations phylogenetiques sont difficiles a etablir, mais on peut avancer quelques hypotheses : C indica presente beaucoup de points communs avec Murraya absence presque totale : de gynophore non deux apparemment fortement et filets genouilles (ces caracteres sont tres correles), antheres subglobuleuses, a quoi on peut rajouter la forme presque en corymbe de rinflorescence chez certains individus. Les seuls caracteres qui Ten distinguent vraiment sont forme du Murraya) du bouton la style (court et epais, alors qu'il est long et fin chez et celle (globuleux subcylindrique chez Murraya), floral ici, & Tres proche de cette espece, C. austroindica Stone Nair ne s'en distingue que par des caracteres secondaires (morphologic inflorescence courte toujours en panicule). Ces foliaire, et comme deux especes peuvent done etre considerees formant groupe plus primitif du genre le le (section Piptostylis). Toutes les autres especes presentent un gynophore bien developpe et des etamines a filets genouilles et a antheres ovoides a allongees. EUes se repartissent en trois groupes d'inegale importance. Le premier (sect. Axillanthm) comprend 6 especes, pour lesquelles gynophore, quoique le souvent assez allonge n'est pas morphologiquement tres differencie de Tovaire se presente il : simplement conmie un stipe en forme de sablier sur lequel repose Tovaire toujours plus est il ; que etroit la base de Tovaire, et la limite entre ces deux elements n'est pas nette. Les 6 especes du deuxieme groupe (sect. Clausend) ont un gynophore bien differencie (la — limite ovaire gynophore Dans gynophore forme une de coupe est nette). certains cas, sorte le qui enchasse la base de I'ovaire, I'entourant d'une « levre » parfois surmontee d'une coUerette (C En de glandes brevistyla). section, on constate que loges de Tovaire « descendent » assez les has dans gynophore. Pour gynophore le d'autres especes, ne recouvre pas base de I'ovaire, le la mais forme sous un bourrelet qui marque nettement deux organes il celle-ci la limite entre les (C. excavata). Enfin, demiere section Drakanthus) comprend une presentant la (sect, seule espece plusieurs caracteres tres originaux qui la separent nettement du du genre bouton floral reste : allonge, petales charnus, antheres et style tres longs, fleurs 4-meres mais ovaire toujours a 2 loges. 1 . 113 ' 4 Clef des sections mm) Gynophore (< ou tres court 0,2 indistinct etamines a aplati vers base mais sans genou 1. filet la ; marque, a antheres subglobuleuses et sect. Piptostylis (2 spp.) Gynophore r. bien differencie etamines a genouille a antheres ovoYdes a allongees 2 filet et ; Bouton 2. ovoide-allonge, plus de 1,5 fois plus long que large petales charnus ovaire toujours a 2 ; ; loges style plus long que Tensemble gynophore-ovaire antheres a 4 plus longues que 3 fois larges ; ; Drakantfms sect. sp.) (1 2'. Bouton globuleux a ovoide petales membrane ux ovaire isomere (4 ou 5 loges), ou nombre de loges ; ; meme variables (2 a 4 ou 2 a 5) sur la inflorescence style moins long que I'ensemble gynophore - ; ovaire antheres moins de 2 fois plus longues que larges 3 ; Gynophore 3. renfle sous I'ovaire, tt/ou engainant la base de celui-ci. sect. Clausena (6 spp.) . . Gynophore 3'. en forme de sablier, regulierement evase sous Tovaire et n'engainant pas la base de celui-ci sect. Axillanthus (6 spp.) Clef des especes Inflorescences toutes 2 1. axillaires Gynophore engainant base de surmonte d'une coUerette de glandes court 2. la I'ovaire et style tres ; papuana (E. Malaisie) 4b. C. brevistyla var. Pas 2'. caracteres precedents C. anisata les 9. W meme Inflorescences terminales, ou terminale et axillaires sur le axe 3 mm Rachis des de plus de de large au sommet du rachis) 4 3. feuilles aile (ailes 1,5 a peu nombreuses (moins de gynophore non engainant. 4. Feuilles folioles tres inegales et 10) ; . C. luxurians 14. 4'. Feuilles a folioles presque identiques et nombreuses (plus de 13) gynophore engainant la base de ; I'ovaire C. poilanei 5. mm 3'. Rachis des feuilles subaile (ailes de moins de de large) 5 1 marquees 5. Grosses glandes sur le calice et les loges de Tovaire, qui sont tres exterieurement style ; plus long que I'ovaire 11. C. wallichii mm) gynophore (< 5'. Ovaire papilleux calice et ovaire sans grosses glandes tres court 0,2 style ; ; ; plus court que I'ovaire 8. C. austroindica 3". Rachis des feuilles terete (subaile seulement sur les individus tres jeunes) 6 Fleurs habituellement 4-meres 7 6. Boutons allonges petales charnus antheres 3 a 4 fois plus longues que larges ovaire toujours 7. ; ; ; C. a 2 loges 15. lenis T. Pas caracteres ci-dessus 8 les 8. Fruit globuleux (E. Malaisie et Australie) 4. C. brevistyla conique ou ovoide 9 8'. Fruit allonge, Gynophore en forme de sans bourrelet sous I'ovaire 5-1 folioles sablier, 9. ; 1 _ _ C. heptaphylla 13. , Gynophore formant un bourrelet sous I'ovaire 10 9'. au moins jeune 10. Feuilles a plus de 15 folioles style persistant, sur le fruit ; C excavata 1. caduc C. kanpurensis 10'. Feuilles a 1-7 folioles style 2, ; 6'. Fleurs habituellement 5-meres 1 C 11. Ovaire hirsute fruit de 2 cm de diametre ou plus. 3. lansium , ; cm r, Ovaire glabre ou peu poilu fruit de moins de 1,8 de diametre 12 1 ; Loges de surmontees d'une grosse glande en relief 13 12. I'ovaire C Fruit ovoide ou allonge ovaire et style longs 12. engleri 13. ; court 14 13'. Fruit globuleux ovaire globuleux et style ; 114 Fleur subsessile ovaire engaine a sa base par le gynophore, mais debordant celui-ci 14. ; harmandiana C. au-dessus 6, mm gynophore engainant base de Tovaire, mais toujours plus 14'. Pedicelle floral la 1 C ; que sunnonte d'une collerette de glandes. 4. brevistyla large celui-ci, et 12'. Pas de glandes differenciees au sommet des loges, ou peu apparentes et visibles seulement en coupe 15 mm) 15. Gynophore tres court 0,2 ovaire spherique, papilleux etamines a filets non ( ; ; corymbiformes antheres subglobuleuses inflorescences parfois genouilles et ; C indica 7. mm Gynophore ou glanduleux etamines a 15', 0,5 ovaire Usse irregulierement filets ; ; C genouilles et antheres ovoides inflorescences toujours en panicules 10. sanki ; CLAUSENA CLAUSENA Burm. sect. f. meme Inflorescences en panicules terminaux (ou terminal sur axe) aflonges. et axillaires le ou ou nombre Boutons Fleurs tetrameres pentameres, ovaire isomere a de loges variable. floraux globuleux ou pyriformes (evases vers Tapex). Petales membraneux. Etamines a antheres globuleuses, elliptiques ou allongees, mais toujours moins de 2 fois plus longues que larges, et plus courtes que les filets a Tanthese. Limite gynophore-ovaire nette gynophore renfle sous ; maximum I'ovaire et/ou engainant la base de celui-ci. Style plus court ou au aussi long que Tensemble gynophore-ovaire. Fig. Distribution 1. var. villosa 1, C. kanpurensis 3, C. lansium ; C ; C. poilanei harmandiana. 6, ;

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