Description:A Gustave Geffroy. Vers le soir, un griot est venu devant ma tente... Un griot jeune ou n’ayant pas assez vécu, maigre encore, la bouche tendre, l’œil un peu resté naïf... Il portait un boubou trop vieux, mais propre ; et sa minuscule guitare, la caisse en forme de sébile, montrait des cordes neuves. En chantonnant, il m’a salué ; puis, silencieux et digne, il s’est accroupi. Mais j’ai suivi la direction de ses regards, et j’ai compris qu’il avait faim, car il contemplait la cuisine que mes noirs préparaient en plein air.